Dans une étude sur l’acquisition de la morphologie verbale chez des enfants bilingues français/suédois, Schlyter (1995) note des différences qualitatives de développement morphologique entre enfants selon leur dominance linguistique (français/suédois). Cela l’a conduite à formuler l’hypothèse du transfert prosodique selon laquelle l’acquisition de la morphologie de la langue non-dominante est influencée par la prosodie de la langue dominante.L’étude prélimaire proposée ici s’appuie sur l’analyse de quatre récits en français L2 produits par des apprenants de niveau A2 et ayant l’allemand ou le japonais comme L1 (pour deux d’entre eux à chaque fois). Ce travail vise à proposer une méthode pour évaluer dans quelle mesure l’hypothèse du transfert prosodique peut rendre compte du développement morphologique flexionnel en français L2. L’analyse des données laisse penser que la prosodie, et surtout la structure métrique, explique l’occurrence de formes verbales auxiliées et à voyelle finale chez les japonophones.
Cite as: Delais-Roussarie, E., Granget, C. (2022) La prosodie de la L1 contraint-elle l’acquisition de la morphologie verbale en français L2 ? Proc. XXXIVe Journées d'Études sur la Parole -- JEP 2022, 135-144, doi: 10.21437/JEP.2022-15
@inproceedings{delaisroussarie22_jep, author={Elisabeth Delais-Roussarie and Cyrille Granget}, title={{La prosodie de la L1 contraint-elle l’acquisition de la morphologie verbale en français L2 ?}}, year=2022, booktitle={Proc. XXXIVe Journées d'Études sur la Parole -- JEP 2022}, pages={135--144}, doi={10.21437/JEP.2022-15} }